Un spectacle qui prend sa source à une jolie idée : Il y a, en chacun d’entre nous, un vieil ange désabusé par la vie et un enfant rieur qui sommeille. Comment faire pour rendre le goût de l’existence au vieil ange fatigué qui ne croit plus en grandchose ? En lui faisant redécouvrir justement le goût des choses, le goût de la vie, et pour cela, l’enfant va tenter lui faire ressentir à nouveau le monde grâce aux cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Un narrateur raconte la rencontre et le dialogue entre l’ange et l’enfant. Trois musiciens de jazz rythment, bruitent et jouent les compositions et les chansons du spectacle. Et une chanteuse apparaît derrière une étoile tombée là, sur le plateau, du haut de sa voie lactée. Un texte fait de jeux de mots, plutôt tendres, naïfs où par exemple, la vie d’ange sonne parfois en vidange. Les paroles des chansons, elles aussi écrites par Olivier Brunhes, s’amusent également des carambolages de consonances et de rimes à double sens. Paroles légères et amusées qui s’envolent sur les notes de la voix lyrique et malicieuse de Marion Gomar. Derrière elle, les trois musiciens distillent un jazz très pur, distingué, acrobatique par instant, très élaboré et qui fait un joli contrepoint avec le lyrique. Tandis que sur l’étoile plantée sur la scène de l’Atelier, défilent des projections qui animent la mise en scène. Elles aussi très élaborées, esthétiques. Un joli moment où la qualité musicale de l’orchestre et l’expressivité de Marion Gomar dominent.