Lorsque j’ai demandé à Laurent de filmer les coulisses, les répétitions, nous jouions ensemble. Il m’a répondu «Je n’aime pas qu’on filme mon travail, c’est comme si on me filmait dans ma salle de bain». Étrange pudeur pour un homme qui ne livrait ses secrets, son mystère, qu’en public. Paradoxal. Il n’aimait pas livrer sa manière, sa matière. Il n’aimait pas commenter, il l’a néanmoins fait pour ce film. J’ai aussi interrogé ses proches, ceux de cette époque (il y en eut bien d’autres), comédiennes et comédiens de sa compagnie. Qui, mieux qu’eux, aurait pu permettre au spectateur d’être –un tout petit peu - à ses côtés, de sentir son influence, sa présence? Dans la «maison Terzieff»? Il y avait une noblesse dans cette compagnie, une noblesse d’âme. Ce film est le portrait d’un homme dans l’univers qu’il a choisi pour se révéler: la scène.
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